Montessori à la maison (3): Qu’est-ce que les jouets ‘à la Montessori’ ?

Me revoilà avec plus de trucs et astuces pour une maison Montessori. Aujourd’hui nous parlons des jouets.

Il n’y a pas de jouets Montessori – Maria Montessori a créé le matériel pour la classe pas de jouets (à proprement parlé) même si on peut toujours argumenter que le matériel est un ensemble de jouets et qu’ils apprennent en jouant. Le matériel de classe a des objectifs très spécifiques pour la classe et doivent être utilisés par des enseignants formés Montessori (Guides) – ou pour des parents qui se sont formés à l’école à la Maison (et qui appliquent et comprennent Montessori).

Ce que je veux dire, lorsque je parle de jouets « à la Montessori », c’est qu’il y a des jouets qui ont des aspects et fonctions qui s’alignent parfaitement avec notre philosophie d’éducation Montessori.

Il y a des caractéristiques pour ces jouets, ils peuvent être offerts en rotation en fonction des besoins et intérêts de l’enfant – après une observation de l’enfant pendant qu’il joue.

Premièrement, je vais vous demander de regarder ces deux photos.

 

 

Comment décririez-vous les jouets de la première photo ? Ceux de la deuxième photo ?

Maintenant, voici une liste de  caractéristiques pour des jouets à la Montessori et voyez de vous-mêmes quelle image serait celle que l’on veut dans nos maisons.

 

CARACTERISTIQUES de jouets « à la Montessori »

Nous recherchons des jouets qui aident à la concentration, à l’apprentissage et à l’indépendance.

-Matériaux naturels – parce qu’ils donnent un retour sensoriel via leur texture, chaleur – ce qui n’arrive pas avec les jouets en plastique que l’on trouve partout. Cela ne veut pas dire que tous les jouets en plastique sont à bannir s’ils apportent quelque chose de spécifique en dehors du matériau. Il faut aussi penser à notre utilisation du plastique non recyclable (ce qui est le cas pour beaucoup de jouets).

-un but réfléchi – nous aimons les jouets qui isolent un concept afin que l’enfant développe quelque chose de spécifique – une habileté que vous avez observé et un besoin à développer. On ne veut pas que tous les jouets soient à but précis mais en avoir quelques-uns à disposition sont utiles. (ex : puzzles)

-Auto-correction – Pas besoin de l’adulte pour corriger, le jouet donne un retour direct à l’enfant (sensoriel)

-Jouets ouverts/libres – Ils aident à la concentration aussi bien qu’à développer l’imagination et la créativité, ils sont bienvenus dans nos maisons Montessori. Un mélange de ce type de jouets avec des jouets à buts précis permettent un apprentissage indépendant (ex : des blocs pour construire, legos…)

-Réalistes – Pas de fantastique ou imaginaire – Pas besoin d’une sirène de dessin animé pour faire de la musique lorsque l’enfant peut tenir un instrument de musique et apprendre de lui-même. Les enfants de 0 à 6 ans aiment les jouets réalistes et apprennent tellement en les utilisant. Ils font aussi moins peur et aident au développement de l’imagination personnelle.

-Captivant – L’enfant fait l’action, pas le jouet – l’enfant devrait être actif et non passif (« Les jouets actifs créent des enfants passifs”, comme dirait l’une de mes mamans Montessori préférées).

-Encourage à l’indépendance – les enfants ont besoin de connexion, ils ont besoin d’être en contact avec nous via affection, certains livres et jouets, cependant, beaucoup de jouets ont la capacité de captiver l’enfant afin qu’il joue seul, ce qui contribue aussi au développement de l’estime de soi.

-Approprié au développement – Offrez des jouets en vous basant sur les intérêts et capacités (à développer) de votre enfant. Vous voulez que ce soit intéressant pour l’enfant dans son stade de développement et aussi qu’il y ait un défi afin qu’ils puissent apprendre quelque chose via une concentration profonde.

-Beau – attirant – ce qui ne veut pas dire qu’il faille des couleurs bariolées et fluorescentes ou avec trop de dessins.

* Tous les jouets ne peuvent contenir toutes les caractéristiques ci-dessus, cela est un guide pour vous aider à faire des choix plus intentionnels. Je m’assure souvent qu’un jouet qui entre dans notre maison ait 2-3 caractéritiques minimum et je pense à cela en faisant ma liste de Noël qui va aux grands-parents et parrain/marraine. Je préfère un jouet de qualité à une quantité de jouets.

shape puzzle

Ce puzzle des formes rentre dans plusieurs catégories, il est fait de matériaux naturels et a un but précis. Il est aussi auto-correcteur, réaliste et captivant et aussi attirant et beau sans besoin d’extra. Ce puzzle a vu des heures de travail par différents enfants (dont notre fille) entre 16 et 24 mois et continue d’attirer des enfants de 3 ans de temps en temps pendant les temps de jeux libres. Nous en avons aussi un autre très similaire qui ont des formes séparées en 2 ou 3 donc le défi est plus grand – vraiment… des heures de jeux captivants.

Si vous avez des questions ou avez besoin de soutien, vous pouvez toujours m’envoyer un courriel à maritimemontessoriconsultation@gmail.com et je peux vous aider à organiser votre maison avec les principes Montessori.

 

 

Notre chemin vers l’indépendance du sommeil

Chaque personne, chaque famille a sa propre histoire, son propre chemin. Certains adultes ont besoin de plus de sommeil que d’autres, il en va de même pour les enfants.

Souvenez-vous que votre enfant a 3 super pouvoirs auxquels vous ne pouvez pas grand-chose (ceux qui nous énervent parfois) : Manger, Aller aux toilettes et Dormir. Vous ne pouvez pas les forcer, vous ne devriez pas les forcer mais nous pouvons les aider à être plus à l’aise avec eux-mêmes et mettre des limites pour que tout le monde aille bien dans la famille. Le sommeil est un sujet difficile parce qu’il affecte tout le monde de différentes manières.

Certains parents ont des bébés qui dorment, indépendamment et toute la nuit en un rien de temps. Cela arrive. Mais ce n’est pas la majorité d’entre eux. Nous devons accepter qu’ils sont tous différents. Certains parents choisissent l’entraînement au sommeil très tôt. Je ne le recommande pas trop tôt car je crois qu’un nouveau-né a besoin de temps pour essayer de comprendre ce qui se passe dans ce monde qui l’entoure et dans lequel il a été projeté. Cependant, je ne juge pas, je comprends pourquoi les gens le font. Ils sont épuisés et veulent trouver une solution rapide. Malheureusement, avec l’entraînement au sommeil, il n’y a aucune garantie que le bébé ne passera pas au travers de régressions (elles sont communes et normales au développement du jeune enfant) et le travail sera à refaire…ou pas. Chaque enfant est unique. Je suis plus adepte de l’apprentissage au sommeil (comme l’apprentissage à la propreté et non l’entraînement à la propreté). Les solutions rapides sont à l’opposé de ce que l’on essaye de faire quand on ‘suit l’enfant’.

Je suis une montessorienne qui suit son enfant même dans le sommeil (et oui nous avons été fatigués parfois) et je le referais de la même manière mais j’ai aussi appris des leçons le long du chemin. On a trouvé notre rythme.

S’ENDORMIR de MANIERE INDEPENDANTE

Notre fille s’est endormie seule sans souci de 4 mois jusqu’à 9 mois. Je faisais la routine, je la mettais sur son lit, disais bonne nuit et quittais la pièce. Elle s’endormait seule. Je pouvais lire les signes de fatigue et la routine était bonne. A 9 mois, une régression du sommeil nous a frappés comme une météorite (habituelle lorsque l’enfant développe une anxiété de séparation et autres phénomènes vers 9-10 mois) et c’est là que j’aurais pu faire appel à un professionnel du sommeil. Et si vous avez l’impression que vous devenez fou et que cela est trop difficile, allez-y, faites-le. Engagez un professionnel qui respecte vos valeurs familiales et parentales (cependant s’il vous dit de laisser pleurer votre enfant, vous n’aviez pas besoin de lui  et cela va à l’encontre des principes Montessori, juste pour que vous sachiez où on se situe à ce niveau-là). Là encore, c’est votre choix.

baby sleep

Notre choix a été de soutenir notre enfant pendant cette phase difficile. Nous avons essayé certains ptits trucs, nous avons fait des erreurs et nous avons appris de tout cela mais de manière générale, on faisait la routine et on s’allongeait à côté de son lit et on attendait qu’elle s’endorme avant de sortir. Certains soirs étaient faciles et d’autres plus longs et difficiles et rien ne se faisait dans la maison. Nous avons accepté. Nous l’avons soutenue de notre mieux avec respect. Parfois nous étions fatigués et sortions de la chambre pour respirer et retourner vers elle (on explique avant de sortir bien sûr et on dit que l’on revient). A 16 mois, un soir, je lui ai dit que j’avais besoin d’aller aux toilettes et de respirer un peu mais que je revenais aussitôt. En revenant 3 mins plus tard, elle s’était endormie, seule. Le jour suivant, je l’ai couchée et je lui ai dit que je devais sortir et que je reviendrais. Elle a pris son doudou et elle a dit : babaille Maman ! Mon souffle s’est arrêté, ça y était… elle était prête et c’était venu d’elle pas de nous! J’ai dit Bonne nuit et je suis sortie, elle s’est endormie. Nous ne sommes jamais revenu en arrière. Cela fait presqu’un an. Vers 2 ans, il y a eu une phase où la routine devait s’allonger mais en rassurant, soutenant, nous nous assurions qu’elle était prête et elle s’endormait seule malgré tout. Mon conseil : respecter les heures de sommeil et la routine. Les enfants en ont besoin.

Ce ne fut pas facile mais s’endormir de manière indépendante est venu d’elle. Je suis ravie du résultat – peu importe les sacrifices de temps qu’il a fallu faire. Je le referais. Elle a confiance en sa capacité de s’endormir seule. Je ne l’ai pas forcé, je n’ai pas utilisé de trucs, mensonges ou autres ruses. J’ai attendu qu’elle soit prête.

Edité : On m’a demandé de parler de la sieste aussi. Le principe fût le même. Et vers le même moment que le sommeil de la nuit, elle a pu s’endormir seule sans souci. Elle était prête. On l’a suivie. J’étais étudiante à cette époque et elle me manquait beaucoup, j’appréciais ces moments de sieste où elle était avec moi et parfois sur moi. J’ai appris à apprécier le moment présent et à laisser aller que le reste ne se faisait pas. Au bout du compte, ‘tout tombe en place’.

baby naps with maman
J’aimais ces moments de siestes ensemble.

DORMIR TOUTE LA NUIT

Les mêmes principes s’appliquent. Nous avons suivi notre enfant. Elle se réveillait, nous venions, étions présents, la nourrissions – elle a été nourri à la demande dès la naissance.

Notre erreur : nous avons continué à la nourrir la nuit bien après la phase de bébé, elle n’en avait plus besoin mais elle en avait l’habitude. Maintenant, on le sait. On a appris quelque chose.

Nous avons doucement mais surement éliminé toute nourriture la nuit, ce qui ne veut pas dire qu’elle a fait ses nuits tout de suite. Cela a pris un peu de temps. Là encore, elle devait être prête. On se levait si elle appelait (mais pas pour chaque petit bruit qu’elle faisait), rassurait et on repartait. Elle a fait ses nuits à 25 mois. C’est venu d’elle. Elle était prête. Je suis heureuse du résultat. 😊

Le sommeil est rarement facile à gérer et s’attendre à ce que nos enfants dorment vite et bien en tout temps c’est oublier ce qu’est la Nature Humaine et son caractère unique.

Nous aussi adultes ne dormons pas toujours bien, certains d’entre vous ont peut-être même de l’insomnie. Ce n’est pas facile de bien dormir, pourquoi nous attendons-nous à ce que nos enfants y arrivent ? Il y a une part d’acceptation. Il y a une part de connaissance du développement de l’enfant.

CONCLUSION

Vous êtes l’expert de votre enfant. Cela étant dit, vous pouvez quand même utiliser l’aide de votre village (familles, amis, groupe de soutien…).

J’ai beaucoup lu, j’ai écouté des mamans qui ont entraîné leur enfant au sommeil et ont passé des heures à pleurer car c’était difficile. Je ne m’y retrouvais pas dans tout cela, alors voilà, c’est notre histoire.

Votre histoire est différente. Vous pouvez avoir un enfant qui s’endort vite et se réveille maintes fois la nuit (cauchemars, terreurs nocturnes, somnanbulisme…)ou l’inverse, il met du temps à s’endormir (peurs, envie de passer plus de temps avec ses parents qui lui manquent pendant la journée…) mais dort toute la nuit. Votre enfant fait des régression régulières (phase d’apprentissage, nouveau bébé…). Ce n’est pas facile. Cependant, vous pouvez toujours en parler, à nous, à votre village. Vous ne devez pas vous sentir seuls.

 

Ayez confiance en vous et votre enfant. Vous pouvez le faire !!!

 

 

Un point-clé pour moins de stress – le minimalisme pour la famille (2)

Me revoilà avec plus d’astuces pour réduire le stress et utiliser le minimalisme et l’organisation comme outil.

Dans mon précédent article, j’ai parlé de comment réduire son stress en désencombrant notre monde physique. Aujourd’hui je voudrais parler de ce qui se passe dans notre corps et particulièrement notre cerveau et qui nous rend stressés.

ENCOMBREMENT MENTAL (aussi appelé Charge mentale)

Cela peut arriver au deux parents en fonction de ce qui se passe dans leur vie et du nombre de responsabilités. Si vous avez une maison à maintenir, des enfants et un travail ou même juste 2 de ces 3 à votre charge, il y a de grandes chances pour que le stress soit une partie récurrente de votre vie parce que votre vie est chargée. Si vous voulez rajouter des choses faites pour le « loisirs », le stress peut en fait s’accumuler.

Une fois encore, c’est une question de prise de décisions. Intentionnelles. Délibérées. Les principes sont les mêmes que pour l’encombrement physique, ce que vous décidez de garder ou d’éliminer doit être intentionnel. Mettez les choses à plat ou sur papier et décidez ce qui doit/peut rester et ce qui doit être supprimé ou ce qui peut être réparti (d’autres personnes peuvent aussi prendre certaines responsabilités – conjoint, enfant, amis, collègues). Pensez repartition des tâches (avec vos enfants ce type d’éducation commence dès la jeune enfance en fonction de leurs habiletés bien sûr).

Si vous avez l’impression de courir après votre vie ou de vouloir courir pour vous en éloigner et que rien ne semble être assez, mais vous finissez toujours épuisé, éreinté et stressé, je crois qu’il est temps d’un désencombrement. J’y suis passé. J’y travaille encore.

 

Domaines d’action: FAMILLE, AMIS, ACTIVITE DE LOISIRS et SOCIALES, TRAVAIL (réunion, temps de travail hebdomadaire, gestion financière…)

Quelles sont vos priorités? Où sont vos priorités?

Ecrivez les réponses à ces questions. Décidez ce qui peut/doit rester et ce qui peut être supprimé, allégé.

Où votre temps (si précieux) s’en va-t-il ? Passez-vous votre temps à courir d’une activité à l’autre pour vous, vos enfants, pour le conjoint, les amis, pour être partout quand, réellement, vous ne pouvez pas ? Pensez-y ! Ecrivez et repensez. Cela vous rend-il heureux ? Est-ce absolument nécessaire ?

daddy and me
Passer du temps ensemble est plus important que de courir après le temps. 

Exemples de problèmes coupables de TROP de stress:

Famille: Qu’est-ce qui est le plus stressant pour vous…allez voir les gens de votre famille et rester le temps que vous voulez ou ne pas avoir à se déplacer et les recevoir à la maison ? Cela peut-il être simple et court au lieu de long et stressant? Pensez aux grands-parents, oncles et tantes, cousins etc

Amis: Même chose que précédemment avec la famille. Avez-vous besoin de voir vos amis souvent ? Si vous êtes introvertis, il y a une chance que la réponse soit non. Apprenez à vivre en fonction de votre rythme au lieu de le faire parce que vous vous sentez obligés. Les amis sont là pour nous soutenir et partager des moments agréables. Si vous avez l’impression que la relation est plutôt négative que positive et apporte stress et confusion, revoyez vos relations. Gardez, éliminez. Si vous éliminez, ayez de la compassion et expliquez-vous.

Activités de loisirs et sociales : Vous aimez aller au ciné, boire un verre et aller au resto et faire des arts martiaux ? Super ! Mais en avez vous besoin pour être heureux et pour vous sentir satisfait. Si la réponse est oui alors c’est d’organisation dont vous avez besoin ou choisissez de répartir ces activités sur différents jours/semaines/mois afin de pouvoir rester à la maison et respirer un peu aussi. Si vous n’avez pas besoin de toutes ces activités (mais vous sentez forcés pour X ou Y raison), réajustez.

Si vous avez des enfants, c’est aussi une situation stressante lorsqu’il faut courir d’une activité à l’autre. Je serai honnête et je vais vous dire que non, vos enfants n’ont pas besoin de 2 ou 3 activités chacun. Une peut suffire. J’ai choisi musique à un jeune âge et j’aimais donc je m’y suis tenue. C’était suffisant et j’avais du temps pour être à la maison et/ou allez voir mes frères au foot/soccer (c’était leur activité). Denaye Barahona (auteure de Simple Happy Parenting) dit que ses enfants n’ont qu’une activité chacun et que cela va bien à tout le monde. Ils ont plus de temps de qualité en famille. Vous voulez vivre votre vie et non courir après votre vie.

making a gourd basket
Des activités simples et familiales. 

Travail: Trop de réunions. Trop de responsabilités. Courriel sur votre téléphone (ou médias sociaux) que vous lisez pendant les repas de famille. Que pouvez-vous supprimer ou réduire pour vous sentir mieux ?

Pour tous ces exemples et pour bien d’autres situations : DESENCOMBRER votre vie de ce qui n’est pas essentiel. Gardez ce que vous vous sentez capable de gérer. Vous n’avez pas besoin de tout faire. C’est trop. C’est stressant.

S’ORGANISER

-Vous pouvez faire des listes de pour et contre et décidez ce qui soit rester ou être éliminé.

-Utiliser un calendrier/planificateur/agenda avec couleurs, autocollants, posts-its afin de savoir ce qui se passe quand et où  de manière claire et précise et s’assurer que rien ne tombe en même temps. J’adore mon planificateur/organizer – tout y est planifié et je peux revoir les priorités chaque mois. Si le visuel de votre agenda est encombré alors votre vie l’est surement aussi.

-Utiliser une liste de choses à faire mais pas trop longue. J’utilise une liste hebdomadaire plus longue (avec un maximum de 10 choses) et une liste journalière (pas plus de 4 choses par jour) afin d’être organisée et raisonnable. Si votre liste de choses à faire n’est pas faisable, alors le stress prend le dessus. Si vous faites tout ce qui est dessus, vous vous sentez mieux à la fin de journée.

Pour conclure…

Une fois de plus, pas besoin de tout faire ou tout essayer à la fois. Travaillez chaque domaine, un à la fois. Faites des changements. Ajustez. Appréciez ce que vous pouvez faire et ce que vous avez fait. Eliminez le reste. La peur de manquer quelque chose (événement, film à la télé…) est une chose réelle mais vous pouvez la contrôler et votre niveau de stress vous en sera reconnaissant. Vous n’avez pas besoin d’être partout et de tout faire.

C’est ce que je fais en ce moment. J’organise pour que notre vie reste simple et heureuse. J’utilise un carnet qui nous fait travailler sur certains domaines, appelé The Life on Purpose workbook. Je revois ce qui est agréable et ce qui doit être une priorité. Voilà ce que j’en retiens :

1-Décidez de vos valeurs et de vos visions.

2-Décidez de vos objectifs.buts et habitudes à prendre.

3-Pensez à ce qui vous empêche d’avancer.

4-Faites un plan pour repartir à zéro.

5-Sélectionnez ce sur quoi agir en premier, parce qu’on ne peut pas tout faire en même temps.

 

En gros, si vous pensez que votre vie est trop stressante et vous voulez que ça change, allez-y, personne ne le fera pour vous. Cela doit venir de vous. Si besoin, certaines personnes peuvet aider.

Lorsque je travaille avec des familles qui ont l’impression qu’il se passe trop de choses et qui sont débordées, je les aide à reconnaître les sources de stress et à y travailler. Je les aide à comprendre  comment leurs enfants se développent, ce qui peut être fait pour se débarrasser du trop plein. On revoit les visions et les objectifs pour une famille plus harmonieuse. Ensemble, on peut le faire.

Si vous pensez que le yoga et la méditation peuvent vous aider. Allez-y. Ca ne prend pas longtemps et apporte du positif dans votre vie quotidienne. C’est un bon truc.

 

Quels sont vos astuces pour être moins stressé?  

Un point-clé pour moins de stress – le minimalisme pour la famille (1).

Bonjour cher adultes entourés d’enfants,

Cela fait des années que je travaille sur vivre de façon minimaliste. C’est tout un périple. Mais quel périple ! C’est encore un travail en cours. Je ne suis pas une experte mais je peux certainement vous dire que je reviens de loin… j’ai eu un début de vie assez… encombrée.

Mes parents m’ont toujours dit de ranger, organiser ma chambre, la table de la cuisine (j’y faisais mes devoirs), celle du salon etc, j’envahissais toutes les tables de la maison… et ce pendant des années. Je n’étais pas la seule donc je suppose que quelque part je reproduisais en partie ce que je voyais mais bon, dans tous les cas : je devais désencombrer.

J’ai commencé ce travail de désencombrement et de réorganisation dans ma vingtaine, assez tard dans mes années universitaires et lorsque j’ai déménagé hors de France. J’ai réalisé qu’un espace libre de choses et désencombré était assez sympa et paisible lorsque je vivais dans ma chambre universitaire de 9m2. C’était trop petit pour tout contenir. J’ai commencé à vivre de manière plus paisible et entourée de moins de choses – mais il y avait encore pas mal de choses chez mes parents.

Petit à petit, j’ai déménagé de la France vers le Canada puis d’un endroit vers un autre, de plus en plus loin et j’étais bloquée avec trop de vêtements dont je n’arrivais pas à me débarrasser, trop de chaussures (ooooh mon Dieu tellement de chaussures), trop de livres (prof/étudiante est une combinaison difficile pour ne pas être submergée de livres). Je ne pouvais simplement pas tout prendre avec moi à chaque fois que je déménageais et mon fiancé (devenu ensuite mon mari) me le faisait savoir lorsqu’il chargeait voiture/van/camion. Il y avait trop de choses et oui c’était stressant. On a l’impression d’avoir besoin de tout.

Après avoir eu ma fille, j’ai eu une révélation – me débarrasser de choses et avoir moins ne devait pas nécessairement être douloureux, j’avais d’autres choses plus importantes sur lesquelles me concentrer et le processus a donc été libérateur. Croyez-moi, vraiment libérateur !

Voilà ce que j’ai appris jusqu’à maintenant (via les décisions que nous avons prises, ce que j’ai lu sur la simplicité et le minimalisme et le show de Marie Kondo sur Netflix ah ah) :

Il faut faire des choix qui sont DELIBERES. Cela doit venir de vous et être une décision intentionnelle, pas accidentelle. Cela veut dire qu’il faut passer au travers de tout, un par un et décider si on en a besoin, si on veut le garder. L’avez-vous utilisé dans les 6 derniers mois ? Dernière année ? Si la réponse est non, alors il y a de bonnes chances que vous n’en ayez pas besoin et que quelqu’un d’autre puisse en bénéficier. On recycle alors via magasin, vente d’occasion, seconde main. Si quelque chose est cassé, à la poubelle!

Avoir moins est un plus, oui, cependant il faut garder l’essentiel, pas se priver de ce dont on a  besoin. Ce n’est pas une question de quantité mais d’utilité et de qualité. Tout jeter et recommencer à zéro est une possibilité mais cela peut être cher et vraiment mauvais pour la planète puisque vous jetteriez et vous rachèteriez. Là encore, regardez ce que vous avez et décidez si ceci ou cela est essentiel pour la vision, les valeurs et les objectifs de vie que vous avez.

OBJECTIFS ET BUTS (Qu’attendez-vous de votre vie ?)

Pas d’encombrement, pas d’excès, pas de distraction qui vous empêche de vous concentrer sur les choses importantes et une manière de vivre paisiblement.

Cela mène à plus de temps et plus d’énergie pour ce qui A DE L’IMPORTANCE -famille, amis, carrière…au choix.

Vous allez me dire : « Ok, cool mais je commence par où ? »

D’abord il faut évaluer nos priorités ( qu’est-ce qui vous rend fou, vous stresse- et sur lequel vous pouvez agir ?)

 

ENCOMBREMENT PHYSIQUE

toddler shelf

  • En premier, les JOUETS DES ENFANTS que ce soit dans leur chambre, la salle de jeux, le salon ou les 3 en même temps – il y a besoin d’une réorganisation. Cela mène souvent à des enfants plus indépendants, plus calme, les choses deviennent plus faciles à ranger, pour eux et pour vous. Moins de lutte de pouvoir à ce niveau là.

 

  • Les armoires, vêtements, placards à draps et serviettes – ce fut mon premier travail (et pas le plus facile). Exemple : J’avais 35 paires de chaussures, il y a de cela 4 ans, j’en ai maintenant 9 paires (toutes saisons comprises) et honnêtement, je peux aller n’importe où et faire n’importe quoi avec ce que j’ai. Donc, je n’achète pas, sauf si je dois remplacer quelque chose (cassé, mauvaise taille…). Ma quantité de vêtements a été réduite de 80% dans les 2 dernières années. Je me sens mieux, je m’habille plus vite. Mes choix sont délibérés, intentionnels. Cependant, j’y travaille encore. Une garde-robe capsule pour chaque saison est ma façon de faire. Chacun trouve midi à sa porte ceci dit.

kitchen

  • La cuisine : jetez ce qui est abîmé, brisé, écaillé – ce n’est pas sécuritaire. Donner les doubles (qui a besoin de 3 presses ail honnêtement). En gros, on réorganise ! Ce fut un défi et ça l’est encore cette année puisque je veux que la cuisine soit pratique pour ma famille mais aussi pour moi, après tout, je m’en sers aussi tous les jours pour enseigner et nourrir 6 enfants 5 jours par semaine dans un espace de 3 pièces (qui inclus la cuisine).
  • Les tables de chevet et autres étagères dans les chambres… souvent plus faciles à gérer – Gardez-les désencombrées et calmes, c’est là que vous dormez. Gardez l’essentiel à la vue et /ou rangé dans des paniers, boîtes, séparateurs (de tiroirs). Le bazar doit être hors de votre champ de vision, s’il y en a.
  • Ensuite, on s’attaque aux bureau, bibliothèque ou autres pièces de la maison que vous utilisez et qui ont toujours besoin de rangement régulier.

 

Tout n’a pas besoin d’être blanc et beige comme sorti d’un catalogue IKEA… cela doit ressembler à ce que vous imaginez, et que vous et votre famille pouvez utiliser. Paisiblement.

MAINTENANT, ALLEZ-Y ! Cependant, n’essayez pas de tout faire en même temps. Fixez-vous un but et travaillez-y, réévaluez et passez au prochain.

Je reviendrai pour notre prochaine étape : l’ENCONBREMENT MENTAL.

Dites-moi quels sont vos buts pour désencombrer votre espace physique. Si vous avez du mal, Je peux aider.

 

 

Le passage à la propreté (2) – 18 à 25 mois

Bonjour tout le monde,

Voilà enfin l’article sur l’apprentissage à la propreté de 18 mois à maintenant (25 mois). Notez bien que je parle d’apprentissage et non d’entrainement parce que ce n’est pas un camp ou un cours, c’est un apprentissage sur la durée. Tous les enfants passent par une période sensible pour la propreté, lorsqu’on la reconnait, le moment est venu de présenter le pot (si cela n’était pas déjà fait) et de supprimer les couches et de passer aux culottes !! On prend les enfants tels qu’ils sont et leur laissons le temps d’apprendre. C’est une étape importante de la vie et une basée sur le respect de la personne avant tout.

J’avais évoqué la première phase lors d’un précédent article donc je vais juste vous parler de cette seconde phase, celle dont tout le monde a peur et parle comme étant une source de stress. Il faut le prendre de manière tranquille et sans stress, à moins que vous ayez une anxiété particulière en ce qui concerne pipi et caca.

Vers 18 mois, puisque notre fille était en couches en tissu depuis la naissance et qu’elle pouvait nous dire lorsqu’elle était mouillée, nous avons commencé à parler de supprimer les couches et d’avoir des culottes.

Nous nous sommes assurés de l’emmener aux toilettes/ sur le pot de manière régulière pour que cela devienne l’endroit où elle faisait pipi au lieu de la couche. Puis, vers Pâques (un long weekend aide toujours)- à 20 mois, nous avons rangé les couches et sorti les culottes qui ont pris leur place dans son panier (où les couches étaient auparavant). Dans notre cas, nous avons choisi des culottes en coton biologique/organique qui sont légèrement plus épaisses au milieu, permettant une légère absorption (pour limiter la quantité de pipi qui tombe et aider au nettoyage). L’enfant sent qu’il est mouillé et qu’il a fait pipi, cela lui permet aussi après quelques jours de sentir qu’il commence mais que la flaque sera inévitable hormis s’il se rend sur le pot tout de suite (ou manifeste son besoin de pipi). Cela permet une certaine indépendance pour se rendre aux toilettes car ces culottes sont faciles à mettre en enlever avec un peu de pratique.

Dès le premier jour de culotte, nous avons mis une alarme tous les 45 minutes afin de se rendre aux toilettes, après que cela a fonctionné plusieurs jours, nous avons augmenté le temps entre les passages aux toilettes, afin de qu’elle apprenne à se retenir ou bien elle pouvait nous dire qu’elle avait besoin d’y aller. Honnêtement, cela a très bien marché. Cela lui a pris 2 mois de plus pour accepter que le caca pouvait partir direct dans le pot et ne pas avoir à faire un passage par la culotte ou la couche (de sieste ou de nuit). Cela est parfaitement normal de passer par l’étape de pipi dans le pot en premier, avant le caca. Depuis l’âge de 22-23 mois, elle peut nous dire lorsqu’elle en a besoin ou elle y va d’elle-même. A 25 mois, il y a des accidents occasionnels, changement de routine oblige ou rhume, fatigue etc mais sinon tout est rentré dans l’ordre.

Nous avons expliqué, lu un livre sur le sujet et juste changé les couches pour des culottes. Nous utilisons des couches culottes (qu’elle peut mettre seule) pour la sieste et la nuit. La différence n’a pas été si drastique puisqu’elle s’était préparée pour cette étape depuis le début.

Nous avons 7 culottes dans le panier dans la salle de bain avec des lingettes en coton si besoin. Elle se débrouille seule pour mettre et enlever (sauf si parfois ele exprimer le besoin d’avoir de l’aide). En fin de journée (ou en cas d’accident), elle enlève sa culotte et la change ou met une couche pour la nuit.

toilet seat and stool

Nous offrons aussi la possibilité d’utiliser le pot ou les toilettes (avec un adapteur si besoin), et nous respectons son choix. Après un certain temps, le pot se fera plus rare et les toilettes seront la norme.

 

 

 

 

handwashing station bath

 

Après un passage aux toilettes nous demandons toujours aux enfants de se laver les mains, cela est plus hygiénique autant pour les filles que les garçons.

 

 

 

 

J’espère que votre passage vers la propreté se passe bien aussi et que vous pouvez apprécier cette grande étape de la vie d’un enfant.

 

 

 

Quel a été ou quel est votre histoire en ce qui concerne la propreté ?

 

 

Un début d’anné scolaire sous le thème de la pomme.

Chers parents, grands-parents, enseignants et amoureux d’éducation,

 

Après un été rempli de visites familiales et de chaleur, nous voilà de retour pour une nouvelle année scolaire.

Les températures baissent, nous vivons avec les conséquences de l’ouragan Dorian et je suis heureuse que nous soyons en sécurité et prêts à affronter une nouvelle année.

Les enfants suivent les horaires d’école régulier et notre cycle de travail de 3 heures est de retour. J’ai donc pris le temps de choisir nos livres de classe et quoi de mieux que les pommes pour commencer nos lectures de l’année ?! Parler des pommes et de l’automne qui approche est fascinant. Voilà donc ce qui se passe ce mois-ci :

Langage:

books about apples september

 

Nous parlons de pommes via les livres suivants pendant les temps de groupe ou temps de lecture impromptu. Cela ouvre de multiples possibilités, nous pouvons aussi bien parler de saisons et températures qui changent que des mots pour décrire le goût des pommes. Lorsque les enfants mènent la conversation, cela peut être vraiment intéressant :

 

 

Vie Pratique:

Si on ne mange pas les pommes, alors on peut les peler, les couper, les faire cuire etc. Hier, nous avons fait de la compote de pommes ! Un délice ! Allez voir nos photos sur instagram, vous en verrez plus. Je suis donc inspirée à l’idée de faire plus de gourmandises aux pommes telles des chaussons aux pommes ou des tartes aux pommes.

Nous verrons où les prochains jours et semaines nous mènent. Les enfants ont adoré travailler pour faire la compote et ils ont grandement apprécié la compote pendant la collation.

Tout cela est possible à la maison aussi. Pourquoi pas trouver une pommeraie où aller cueillir nos propres pommes pendant la fin de semaine ?! 

 

Je suis un petit enfant…

L’article de cette semaine est un peu différent. Cela fait longtemps que j’y pense.

Quand je pense aux jeunes enfants dont je m’occupe, ou dont je me suis occupée en France, quand j’observe ma fille (2 ans) passer de bons et mauvais moments, ce qui définit leur vie, je ne peux m’empêcher d’imaginer ce qu’ils ressentent ou ce qu’ils voudraient que l’on comprenne. Cette petite voix dans ma tête qui résonne à chaque fois que j’entends un enfant dire non ou s’assoir par terre en crise de larmes. C’est un bon exercice pour nous, adultes, de penser à ce que l’enfant ressent. Observez et imaginez ce qu’ils nous diraient s’ils le pouvaient.

« Je suis un petit enfant, pas un bébé. Je peux faire les choses moi-même, je veux faire les choses tout seul, je veux que tu m’aides mais pas que tu m’aides comme un adulte sans patience. Les adultes sont stressants et stressés, je le sens, ils montent et descendent les escaliers tellement vite mais ils n’ont pas l’air de s’amuser. Ils veulent toujours que j’aille vite et ce n’est pas drôle. Si je ne vais pas assez vite, ils sont en colère, je ne comprends pas bien pourquoi. Ensuite, ils me poussent à faire les choses vite vite vite ! Si je ne le fais pas comme ils le veulent, ils le font pour moi et ça, ça me met en colère, parce que je sais comment faire mais j’ai mon propre rythme. Je suis une personne, ma propre personne.

J’aime prendre des décisions, pour moi (et parfois pour les autres aussi). J’aime l’ordre et la routine, cela me rassure, comme une encre stabilise un bateau, j’ai moins peur.  Lorsque les choses changent tout le temps- les adultes ont toujours de bonnes raisons- j’ai peur, je me sens perdu et je ne peux pas vraiment le dire, parfois, personne ne m’écoute alors je PLEURE et je CRIE.

Mes émotions sont explosives et je ne peux pas me calmer – pas encore du moins, j’ai besoin de temps. Parfois, j’ai besoin d’espace. Parfois j’ai besoin de quelqu’un et d’un câlin. J’ai besoin que ceux qui me guident dans ma vie sachent que je suis plein d’amour, de curiosité et je veux juste être en contact avec eux afin de comprendre ce monde dans lequel j’ai été projeté.

Je ne veux pas mettre mon manteau pour aller dehors parce que là, je suis concentré sur autre chose. Je ne veux pas arrêter de sauter dans les flaques parce que c’est amusant et je vis le moment présent.

Je m’assois, me lance par terre, je crie et pleure parce que personne ne semble comprendre – peut-être ont-il oublié – qu’être un enfant c’est difficile.

Je veux faire par moi-même. Je veux porter mon t-shirt vert aujourd’hui. Je veux mettre mes chaussures tout seul, même si on est en retard, je me fiche qu’on soit en retard, je suis ici pour apprendre, je suis ici pour aimer et être aimé afin de grandir confiant et capable d’affronter la vie. »

 

Essayons de ralentir et de vivre heureux pour la santé de notre famille et pour nos enfants qui grandissent. Souvenez-vous que si une situation et difficile pour vous, alors elle est souvent encore plus difficile pour votre petit enfant.